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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 18:20

     assurer-l-egalite-des-genres-et-des-familles-106171

 

Le refus d’octroyer un droit, quel qu’il soit, à une catégorie de population en raison de son sexe, de sa couleur de peau, de son origine sociale, de ses revenus, de ses croyances … a un nom : discrimination. La discrimination par définition est un donc traitement inégal et défavorable appliqué à certaines personnes en raison de ce qui les différencie par rapport à ceux qui ont accès audit droit.

 

 A titre d’exemples :

-          Dans le passé aux USA ou en Afrique du Sud au temps de l’apartheid, les noirs avaient moins de droits que les blancs du seul fait de leur couleur de peau !

-          Jusqu’en 1944 les femmes françaises n’avaient pas le droit de vote du seul fait de leur état de femme !

-          De nos jours dans de nombreuses entreprises, à compétences égales les femmes sont moins payées que les hommes du seul fait de leur état de femme !

-          De nos jours on refuse encore un logement à une personne ou on ne retient pas son CV du seul fait de la consonance de son nom ou de son quartier de résidence !

-          En France les homosexuels ont moins de droits que les hétérosexuels du seul fait de leur orientation sexuelle !

 

 Or la discrimination ne repose sur aucun fondement scientifique ou raisonnable. Elle est la conséquence d’une croyance de supériorité d’un groupe sur un autre ou d’une croyance d’une règle de normalité. Elle est la conséquence d’un état d’esprit, d’une vision du monde et de l’humanité qui consistent à refuser et à sanctionner par tous les moyens ce qui apparaît comme différent d’un ordre établit par un groupe dominant. C’est bien là le fondement de l’intolérance : le refus de l’autre en tant que ce qu’il est et pour ce qu’il n’est pas.

 

Pour mettre un terme aux discriminations que subissent des hommes et des femmes en raison de leurs préférences sexuelles, le Parti Socialiste, dans son projet 2012, ouvre le droit au mariage et à l’adoption à tous les couples quelle que soit leur nature.

 

On objectera qu’un enfant a besoin d’une maman et d’un papa pour se construire.

C’est une vraie question. Elle doit être posée et sa réponse doit guider notre positionnement.

Toutefois force est de constater qu’elle n’est posée que lorsqu’on aborde la possibilité de permettre à des couples homosexuels d’adopter.

Or beaucoup d’enfants sont élevés par des couples homosexuels et il n’est pas une seule étude qui vient à démontrer qu’un enfant vivant avec deux hommes ou deux femmes soit moins bien éduqué, soit moins bien structuré psychologiquement, soit moins bien épanoui qu’un enfant vivant avec un papa et une maman ou vivant dans une famille monoparentale ou recomposée.

On ne peut donc s’opposer à l’homoparentalité au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Et parce que l’intérêt supérieur de l’enfant n’est en jeu, je suis favorable à une loi qui autoriserait un couple homosexuel d’adopter un enfant avec les mêmes exigences imposées à un couple hétérosexuel ou à un célibataire.

Et ce en rappelant que, quels que soient notre sexe, notre couleur de peau, notre origine, nos croyances et différences, nous sommes tous citoyens de la République Française et nous naissons et demeurons tous libres et égaux en droit.

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