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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 18:33

Le refus d’octroyer un droit, quel qu’il soit, à une catégorie de population en raison de son sexe, de sa couleur de peau, de son origine sociale, de ses revenus, de ses croyances … a un nom : discrimination. La discrimination par définition est un donc traitement inégal et défavorable appliqué à certaines personnes en raison de ce qui les différencie par rapport à ceux qui ont accès audit droit.

 

A titre d’exemples :

-          Dans le passé aux USA ou en Afrique du Sud au temps de l’apartheid, les noirs avaient moins de droits que les blancs du seul fait de leur couleur de peau ;

-          Jusqu’en 1946 les femmes françaises n’avaient pas le droit de vote du seul fait de leur état de femme ;

-          De nos jours dans de nombreuses entreprises, à compétences égales les femmes sont moins payées que les hommes du seul fait de leur état de femme ;

-          De nos jours on refuse encore un logement à une personne ou on ne retient pas son CV du seul fait de la consonance de son nom ou de son quartier de résidence ;

-          En France les homosexuels ont moins de droits que les hétérosexuels du seul fait de leur orientation sexuelle.

 

Or la discrimination ne repose sur aucun fondement scientifique ou raisonnable. Elle est la conséquence d’une croyance de supériorité d’un groupe sur un autre ou d’une croyance d’une règle de normalité. Elle est la conséquence d’un état d’esprit, d’une vision du monde et de l’humanité qui consistent à refuser et à sanctionner par tous les moyens ce qui apparaît comme différent d’un ordre établit par un groupe dominant. C’est bien là le fondement de l’intolérance : le refus de l’autre en tant que ce qu’il est et pour ce qu’il n’est pas.

 

Pour mettre un terme aux discriminations que subissent des hommes et des femmes en raison de leurs préférences sexuelles, le Parti Socialiste ouvre le droit au mariage et à l’adoption à tous les couples quelle que soit leur nature.

 

J’entends dire que le mariage est une institution sacrée.

Sacrée car elle repose sur un fondement religieux qui instituait qu’un homme et une femme devaient s’unir devant Dieu à la fin de procréer. Et que rien ne pouvait se faire hors mariage.

Sauf que la loi de Dieu s’est effacée au profit de la loi des hommes, par les hommes et pour les hommes. Et la loi des hommes a donné au mariage une fonction de protection de l’un envers l’autre.

Le mariage est devenu un choix d’union où l’on partage son nom, ses biens où l’on scelle officiellement et solennellement un choix de vie en couple. Il est fini ce temps où la morale faite par je ne sais qui faisait du mariage le cadre obligatoire pour toute relation sexuelle, toute grossesse et toute vie commune dont on ne pouvait se défaire. Cette façon de voir rencontre peut-être encore échos selon certaines croyances. Mais les croyances sont de l’ordre du personnel, de l’intime et nul ne peut imposer à l’autre ce en quoi il croit. La République au contraire est de permettre, au nom de la Loi,  à chacun de vivre librement selon ses préceptes pourvu qu’il ne nuise pas à la liberté et à la dignité d’autrui.

Au nom du respect de chacun, du libre choix de vie, de la reconnaissance que chacun est propriétaire de son existence, je suis par conséquent favorable au mariage pour tous qu’il soit hétérosexuel comme homosexuel comme au droit de vivre en union libre.

 

J’entends encore dire qu’un enfant a besoin d’une maman et d’un papa pour se construire.

C’est une vraie question. Elle doit être posée et sa réponse doit guider notre positionnement.

Toutefois force est de constater qu’elle n’est posée que lorsqu’on aborde la possibilité de permettre à des couples homosexuels d’adopter.

Or beaucoup d’enfants sont élevés par des couples homosexuels et il n’est pas une seule étude qui ne démontre qu’un enfant vivant avec deux hommes ou deux femmes est moins bien éduqué, moins bien structuré psychologiquement, moins bien épanoui qu’un enfant vivant avec un papa et une maman ou vivant dans une famille monoparentale ou recomposée.

On ne peut donc s’opposer à l’homoparentalité au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Et parce que l’intérêt supérieur de l’enfant n’est en jeu, je suis favorable à une loi qui autoriserait un couple homosexuel d’adopter un enfant avec les mêmes exigences imposées à un couple hétérosexuel ou à un célibataire.

 

Quels que soient notre sexe, notre couleur de peau, notre origine, nos croyances et différences, nous sommes tous citoyens de la République Française et nous naissons et demeurons tous libres et égaux en droit.

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