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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:25

rue de la merCe week-end Mme le Maire de Calais célébrait ses travaux inachevés des rues de la Mer et de la Paix (la moitié seulement car l’autre était punie).

 

C’est devenu une tradition : il faut communiquer à tout prix pour tenter de faire passer des catastrophes pour des bons choix.

 

 

 

Sauf qu’à force de vouloir persister avoir raison place d'armescontre tout le monde et considérer que tous ceux qui ne partagent pas les points de vue de sa majorité municipale sont des idiots, on finit toujours irrémédiablement par se retrouver seul : il suffit de remarquer la très faible affluence lors de ses discours inauguraux.

 

rue de la paix 4Pensez-vous que Mme le Maire passant en voiture rue Royale pour se rendre à son auto célébration aurait pris la peine de demander à son chauffeur de se garer afin de descendre saluer les commerçants de ladite rue ? Bien sur que non : là où il n’y a pas soumission, il n’y a aucun égard d’une responsable politique qui est devenue plus un chef de clan qu’un maire de tous les calaisiens.

 

Plus de 17% de chômage à Calais, des rideaux rue Royale et rue de la Mer qui ont définitivement baissés pavillon, des artisans commerçants en difficultés…  heureusement que Mme le Maire a eu une nouvelle idée lumineuse : une statue géante du Général de Gaulle pour relancer le tourisme à Calais.

Les 50.000 € de sa réserve parlementaire qu’elle a attribués à la statue commandée par l’association de ses amis auraient certainement pu être utilisés utilement pour les Calaisiens.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 17:44
A titre personnel, je ne change pas une seule virgule des propos de Gérard Filoche.
 
 
 
Je n'en dirai pas plus mais l'émotion, l'écœurement par rapport à l'attitude d'un et d'un seul homme, sont là. Et nous militants de base et élus de tous les niveaux, fiers de nos valeurs, fidèles à nos engagements, portés par la sincérité de nos convictions et de notre soif de changement nous continuerons à nous battre au quotidien pour tous. Et quand bien même nous serons salis par ricochet, rien, jamais rien ne nous détournera de ce que nous sommes, de ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons.
Quant au tricheur menteur de Cahuzac non seulement il n'a plus sa place au sein du PS mais surtout, le montant des sommes qu’il a placées dans des paradis fiscaux devraient revenir intégralement à l’Etat plus le montant des impôts qu’il aurait dû payer.
Enfin ce monsieur devrait être inéligible à vie avec effet immédiat.
 
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 16:45

Dans la presse de dimanche matin, M Agius (Adjoint à l’urbanisme de Mme Bouchart) déclarait «  je suis là pour défendre les intérêts du Maire ».

C’est très gentil de sa part.

Mais défendre les intérêts des Calaisiens, en tant qu’élu, non ?

 

De plus il ajoutait  « s’il y a bien quelqu’un qui la défend, c’est moi ».

Parce que ses collègues de la majorité municipale ne le font pas ?

 

Chacun appréciera.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:39

Qu’est-ce que l’hédonisme ?

L’hédonisme est la recherche de la vie de plaisir sous toutes ses formes pour soi et pour autrui.

C’est la réappropriation de sa vie pour la vivre pleinement ici et maintenant sans faire de mal.

C’est la réhabilitation du corps, du matérialisme sans nier les plaisirs de l’esprit. C’est apprécier tout simplement ce que la vie peut nous offrir tant sur un plan physique que moral ou spirituel.

L’art de jouir et de faire jouir sans nuire à soi et à autrui pour reprendre la définition de Michel Onfray dans Manifeste hédoniste.

 

Ce n’est pas de Michel Onfray dont je parlerai.

Mais d’une réflexion personnelle forgée par mes lectures dudit auteur et d’un ouvrage que j’avais dévoré il près de 2 ans : « On peut se dire au revoir plusieurs fois » de David Servan Schreiber.

 

DSS est en fin de vie, dévoré par son big one : la récidive ultime de sa tumeur au cerveau.

Bien que très affaibli, il nous livre un livre témoignage, hymne à la vie, au plaisir de chaque souffle, de chaque petite perle de bonheur que le commun des mortels ignore trop souvent car absorbé par la course après le temps, la recherche du tout contrôle et celle de la perfection.

 

Notre vie peut en effet se transformer en une tragédie en 3 actes.

 

 

Acte 1 : La course contre le temps

 

Cette course nait du refus de notre mortalité : parce que je vais mourir je m’empresse à vouloir tout faire, tout et tout de suite.

Nous agissons comme si nous devions accomplir moult de  choses en un temps limité.

La recherche de la profusion, de la quantité comme si au moment ultime de notre existence, le bilan d’une vie réussie se comptabilisait à la longueur de la liste des actions réalisées.

La recherche de l’ivresse, du trop plein, la peur d’être submergé par le regret, la peur d’être pris de court, de ne pas avoir eu assez de temps pour faire tout ce que nous aurions pu ou voulu faire.

 

Sauf que l’on  ne court pas après le temps.

C’est le temps qui nous rattrape, qui se dérobe sous nos pieds agissant tel un compte à rebours.

Tic tac tic tac. Entendez-vous cette fuite du temps ?

Chaque seconde qui passe n’est pas un gain de vie en plus, c’est une seconde qui nous est décomptée d’un capital initial, programmatique, limitatif qui s’étiole.

Le temps c’est le sablier qui nous précipite dans sa chute inexorable pour nous basculer vers le néant froid et éternel.

Il est donc illusoire de nous bâtir une liste de choses à faire pendant notre vie. Ce que nous faisons et ferons dépend certes de nous mais surtout du décompte final.

 

L’essentiel n’est donc pas tout ce que nous réalisons, mais comment nous le réalisons, les émotions que cela nous procure, la jouissance de l’acte.

Or dans la course effrénée contre le temps nous n’avons plus guère loisir de jouir car à peine achevé une tâche, nous voilà dans la précipitation de la réalisation d’une autre, dans cette course effrénée de l’atteinte des objectifs donnés.

 

Prenons plaisir à faire ce que nous faisons, ayons une vision qualitative de l’accomplissement car seul ici et maintenant existe et est maîtrisable.

Soyons tel cet homme cassé de mille pièces par un accident qui se remplit de joie à chaque pas réalisé sonnant comme une victoire contre la paralysie. Soyons cet homme qui savoure son verre de vin quand d’autres s’attristent de le voir se vider.

Soyons cet homme d’une réalisation même inachevée, modeste, anodine mais à travers laquelle nous nous serons réalisés, nous aurons pris plaisir de faire, nous aurons éprouvé satisfaction et fierté à chacune des petites avancées.

Soyons cet homme plutôt que de courir après moult lièvres, s’épuiser, se stresser, être dans l’insatisfaction permanente, menant une course, que dis-je, une quête effrénée.

 

Car faute d’avoir su savourer le présent, de se poser, observer, apprécier, nous serons finalement passé à côté de tout, de toutes ces petites sources de bonheur quotidien, ces perles de vie si fugaces.

 

Le présent… seul le présent existe.

Certes demain se construit aujourd’hui. Mais demain reste incertain alors que ici et maintenant, nous sommes, nous existons, nous vivons.

CARPE DIEM.

 

 

Acte 2 : La recherche du tout contrôle

 

Il y a chez nous cette dérive narcissique qui consiste à penser qu’hors du moi, notre moi, point de salut.

La volonté du tout contrôle repose sur la croyance que le moi, seul, peut parvenir à l’objectif de la réalisation visée. «  Il vaut mieux que je le fasse moi-même sinon ça ne sera pas bien fait. Autant que je le fasse moi-même ça ira plus vite ».

 

La toute puissance du moi et surtout cette incapacité à se reposer sur autrui, à lui reconnaître sa juste valeur, égale de la mienne, à considérer qu’il ne fera jamais aussi bien que moi.

 

Or cette volonté du tout contrôle, cette puissance de Dieu, est impuissante et illusoire. Rien ne peut se bâtir seul : on  dépend toujours d’autrui. Autrui ce moi qui n’est pas moi. Autrui, mon autre sans lequel je n’existe pas.

 

La toute puissance n’existe pas.

La tragédie de nos vies n’est pas son absence, mais le refus de l’accepter.

Tous les stratagèmes et atténuateurs n’en feront rien et nous perdent chaque jour un peu plus dans cette quête effrénée qui nous ronge de l’intérieur et qui nous fait perdre le fil de notre vie tandis que le tic tac tic tac poursuit inlassablement sa basse œuvre.

 

A l’ère du tout technologique, au contraire de nous libérer et de nous simplifier la vie, la technologie du tout contrôle nous rend toujours plus esclave de nos chimères par l’usage que nous en faisons.

Quand l’homme se veut Dieu, il lui faut toutes les armes nécessaires pour se soustraire de sa condition d’être fini.

 

Qui peut se passer pendant ses vacances de lire la presse ? Comme si ne pas la lire pouvait avoir une quelconque influence sur le monde ?

Qui peut se passer aujourd’hui de partir ne serait-ce qu’un week end sans son sacro saint téléphone portable ?

 

Je mets au défi tout responsable politique, administratif, industriel ou tout autre de se départir de sa connexion au monde.

Pas un ne le fera car trop angoissé de ne pas tout savoir en temps réel et de ne pouvoir gérer et régler lui-même tout problème ici et maintenant.

Comme si pendant leur absence le monde risquait de se figer ou de sombrer dans un chaos effroyable considérant toujours que hors de moi, point de salut.

Et pourtant elle tourne cette planète et nous sommes les descendants des hommes de pierre.

 

Les conséquences sur l’homme moderne, le plus haut degré du règne vivant, sont effroyables.

Enfermement sur soi et refus de considérer l’autre comme responsable, comme égal de soi.

D’où cette incapacité permanente de se reposer, de se ressourcer et de jouir de ces petits moments présents, ces perles de vie.

 

Qui peut savourer quoi que ce soit dans l’attente angoissante du mail qu’il pourrait recevoir, dans la dramatisation de l’information qu’il vient de recevoir et qu’il devra traiter à distance, dans l’incertitude oppressante que les consignes qu’il vient de donner seront bien appliquées.

 

L’absolu contrôle, le refus de lâcher prise…

L’enfermement permanent dans un système de vie et de pensée sans aucune échappatoire qui inéluctablement par épuisement nous fait perdre le sens de la mesure, du jugement apaisé et lucide.

Alors tout devient tragique, effroyable, tout se déforme quand en réalité rien n’est si grave et désespéré.

 

Libérons-nous de nos chaînes du tout contrôle, prenons un peu de hauteur sur nos vies et nos existences, allons respirer par delà les nuages et contemplons le monde tel qu’il est et tel qu’il va.

Elle tourne cette terre, elle tourne : bien avant nous et bien après nous.

 

 

Acte 3 : La recherche de la perfection.

 

Nous vivons dans une société où le droit à l’erreur n’a plus le droit de cité.

 

Un politique a fait un mauvais choix, on réclame sa démission.

Un responsable n’a pas évité un problème, c’est sa compétence qui est remise en cause.

Un élève ne sait lire pas correctement, c’est tout le système qui est remis en cause.

Et pourtant… elle tourne cette terre, elle tourne toujours.

 

L’homme se meurt de ne pas être Dieu, d’être cet être fini et non infini, limité et non illimité.

L’erreur n’est pas humaine, elle est la condition humaine, traduction de notre imperfection.

 

La nature, puissance aveugle, par delà le bien et le mal, source de la vie, qui est tout ce qui est, qui régit le règne vivant, qui permet par sa force et sa fureur, son adaptation, sa complexité, son organisation l’existence dans toutes ses formes, cette nature toute puissante par qui tout est et sans qui rien ne peut être, connaît elle aussi ses ratés.

 

Un mort né, une malformation, une bombe génétique qui explosera plus tard dans nos têtes, une maladie de naissance, une déconfiture psychiatrique…

La nature toute puissante, mère de nos mères, père de nos pères est elle aussi imparfaite : C’est le principe même de la vie.

 

Et nous voudrions exiger de nous-mêmes et des autres cette perfection contraire aux lois élémentaires qui régissent le monde ?

 

Accepter l’erreur n’est pas minimiser sa portée ni être laxiste.

L’erreur est l’expression de notre humanité.

Elle est aussi cette invitation à apprendre, à se dépasser, à progresser, elle participe depuis l’aube de l’humanité à la construction de l’homme.

Refuser l’erreur, c’est refuser l’humain.

C’est attendre de soi et d’autrui l’inaccessible.

C’est par conséquent se condamner à l’insatisfaction permanente, au désagrément quotidien, à la suspicion, la rancœur, la colère, bref toutes ses émotions négatives pour nous parasitent, nous rongent et nous empêchent de savourer les petites perles de vie de l’instant présent.

 

Aime la vérité, mais pardonne l’erreur nous disait Voltaire.

Mais de quel pardon parle-t-on ?

En quoi peut-on blâmer celui qui se trompe ?

Qui sommes-nous pour refuser à autrui sa part d’humanité ? Qui sommes-nous pour imposer à autrui ce que nous ne pouvons pas nous imposer à nous-mêmes et pour nous-mêmes ?

 

L’erreur n’est pas une faute : l’erreur est non intentionnelle, elle n’a pas de portée morale, elle n’est pas là pour faire mal ou à mauvais dessein.

Elle grandit l’homme qui la reconnaît et qui l’accepte.

Elle nous rend humble et doit nous conduire à poser un regard plus apaisé sur nos vies : nous ne sommes que des hommes, nous faisons ce que nous pouvons, nous traversons le temps comme une comète traverse le ciel.

Puis la lumière s’étiole, faiblit et disparait à jamais dans l’obscurité intemporelle.

Et la terre continuera elle de tourner.

 

Pour conclure

 

Saisis-toi de chaque heure. Tu seras moins dépendant de demain si tu t’empares d’aujourd’hui. On remet la vie à plus tard. Pendant ce temps elle passe nous enseignait Sénèque.

 

CARPE DIEM, profitons du jour présent, cueillons la fleur de la vie, enivrons nous de son doux parfum, apprécions le bruit du tic tac qui nous rappelle que le temps passe et que chaque instant est précieux, que cette foule de petits bonheurs quotidiens que nous traversons sans nous en apercevoir sont notre soleil quotidien pourvu que nous prenions de le temps de nous poser, de savourer l’instant fugace, de jouir de l’instant présent car hors de lui rien n’existe.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:21

478844.jpgSelon Monsieur Lelièvre adjoint au Maire de Calais « l’homosexualité ce n’est pas nouveau. Cela a  détruit des centaines de civilisations.» (Nord Littoral de dimanche 13 janvier 2013).

L’homosexualité est donc considérée comme nuisible à l’humanité selon Monsieur Lelièvre.


Il aura fallu attendre l’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République pour que  l’homosexualité soit dépénalisée en France en 1982. Elle avait été criminalisée sous le régime de  Vichy par une ordonnance de 1942 signée par le Maréchal Pétain.


Pour d’autres les nuisibles ce sont ou ont été les juifs, les noirs, les arabes… Toujours le rejet de  l’autre pour ce qu’il a de différent de soi. Toujours cette même conception égocentrique qui consiste  à penser que l’autre a moins de valeur que soi.


C’est justement ce modèle de pensée qui, depuis la nuit des temps, a décimé des civilisations, des  populations et qui a entraîné et justifié le meurtre, l’esclavage, la privation des droits pour purifier la

 race humaine ou la protéger du mal incarné.


Mais revenons aux propos de Monsieur Lelièvre.

Soit ce monsieur est inculte car ce qu’il dit est bien évidemment historiquement faux, soit c’est là  l’expression d’une homophobie caractérisée.


Savez-vous quelle est la délégation de Monsieur Lelièvre ? L’éducation !

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 11:34

logo-a-imprimer.png   Ce dimanche aura lieu une nouvelle manifestation contre le mariage de couples homosexuels.
Espérons que les derniers débordements avec les franges d’extrême-droite et le tabassage de femmes ne se reproduiront pas.


Nous sommes dans un pays libre et chacun a le droit d’exprimer sa position dans le respect des uns et des autres.


Aujourd’hui les opposants au mariage gay accusent le Parti Socialiste de vouloir l’imposer et d’interdire tout débat.


Or ce débat a bien lieu autant dans la sphère civile que politique et l’Assemblée Nationale sera le théâtre de bien des agitations comme à l’époque du Pacs, qu’aujourd’hui personne ne remet plus en cause, combattu par la droite et sa figure de proue : Christine Boutin dans un discours fleuve de 5 heures brandissant la bible.

Je n’ai pas l’impression que la droite ait ouvert le moindre débat quand elle était au pouvoir sur les sujets qu’elle combat depuis toujours comme le mariage gay ou l’euthanasie. Ces sujets n’étaient même pas abordés car la droite y étant défavorable étouffait toute discussion. Alors l’entendre ce jour réclamer un référendum…


J’avoue ma difficulté à comprendre que l’on puisse être opposé au mariage de 2 personnes de même sexe.
On ne choisit pas d’être hétéro ou homo comme on ne choisit pas d’être homme ou femme, blanc ou noir… Tout cela est le fruit de la nature et du hasard.

En quoi serait-ce juste et normal de distinguer des hommes et des femmes, d’autoriser à certains et d’interdire à d’autres, selon leur orientation sexuelle ?

Untel est-il pour autant moins homme, moins femme, moins humain qu’un autre? Untel a-t-il pour autant moins de valeur qu’un autre ?

Je ne le pense pas considérant que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit et que quelles que soient nos différences, nous sommes tous un même maillon d’une seule et unique espèce : l’Humanité.


Je peux comprendre plus aisément la réticence d’accorder le droit à l’adoption aux couples homosexuels dans la mesure où elle est basée sur la recherche de l’intérêt de l’enfant.
On contre argumente sur le fait qu’un enfant adopté par un couple homosexuel ne connaîtra pas sa filiation. Mais que le couple soit homosexuel ou hétérosexuel, les droits et les possibilités ou difficultés de l’enfant de connaître sa filiation restent les mêmes : tout dépend de l’histoire de l’enfant et de sa famille naturelle avant son adoption.


Quant à la procréation médicalisée assistée…

Elle existe déjà et ne posera pas plus de problème de connaissance de sa filiation originelle pour un enfant d’un couple homosexuel par rapport à un enfant d’un couple hétérosexuel : le don de sperme et d’ovule est un don anonyme.



Mais on entend dire surtout qu’avoir 2 parents d’un même sexe déséquilibrera l’enfant.
Peut-être faut-il rappeler des évidences.

L’absence d’une autorité sexuelle différenciée dans une famille, ça existe au regard des familles monoparentales qui sont de plus en plus nombreuses.

Mais surtout, des couples homosexuels qui élèvent des enfants, ça existe et toutes les études démontrent qu’il n’y a aucune conséquence néfaste sur les enfants concernés. Un enfant élevé par un couple homosexuel n’est pas différent d’un enfant élevé par une famille monoparentale ou traditionnelle.


Il est peut-être temps aussi de démystifier l’acte sexuel de procréation : hors problème médical, c’est à la portée de tout le monde et ça ne prend pas généralement plus de quelques dizaines de minutes.
L’important est ce qui se passe par la suite. Le sérieux du suivi de la grossesse, l’application au quotidien d’être un bon parent qui essaye de donner la meilleure éducation, attention, affection, soutien… pour qu’un petit enfant fragile, telle une fleur s’épanouisse peu à peu, éclose, s’embellisse et devienne à son tour un adulte responsable.

 

Et pour cela qu’importe que l’on soit homme ou femme, blanc ou noir, homo ou hétéro, seul ou deux. Il faut avoir en soi de l’amour et être capable d’en donner, avoir conscience et la volonté d’assumer que l’éducation d’un enfant est la plus grande responsabilité qui soit donnée à un homme ou une femme et aussi la chose la plus merveilleuse au monde.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:47
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 18:33

Le refus d’octroyer un droit, quel qu’il soit, à une catégorie de population en raison de son sexe, de sa couleur de peau, de son origine sociale, de ses revenus, de ses croyances … a un nom : discrimination. La discrimination par définition est un donc traitement inégal et défavorable appliqué à certaines personnes en raison de ce qui les différencie par rapport à ceux qui ont accès audit droit.

 

A titre d’exemples :

-          Dans le passé aux USA ou en Afrique du Sud au temps de l’apartheid, les noirs avaient moins de droits que les blancs du seul fait de leur couleur de peau ;

-          Jusqu’en 1946 les femmes françaises n’avaient pas le droit de vote du seul fait de leur état de femme ;

-          De nos jours dans de nombreuses entreprises, à compétences égales les femmes sont moins payées que les hommes du seul fait de leur état de femme ;

-          De nos jours on refuse encore un logement à une personne ou on ne retient pas son CV du seul fait de la consonance de son nom ou de son quartier de résidence ;

-          En France les homosexuels ont moins de droits que les hétérosexuels du seul fait de leur orientation sexuelle.

 

Or la discrimination ne repose sur aucun fondement scientifique ou raisonnable. Elle est la conséquence d’une croyance de supériorité d’un groupe sur un autre ou d’une croyance d’une règle de normalité. Elle est la conséquence d’un état d’esprit, d’une vision du monde et de l’humanité qui consistent à refuser et à sanctionner par tous les moyens ce qui apparaît comme différent d’un ordre établit par un groupe dominant. C’est bien là le fondement de l’intolérance : le refus de l’autre en tant que ce qu’il est et pour ce qu’il n’est pas.

 

Pour mettre un terme aux discriminations que subissent des hommes et des femmes en raison de leurs préférences sexuelles, le Parti Socialiste ouvre le droit au mariage et à l’adoption à tous les couples quelle que soit leur nature.

 

J’entends dire que le mariage est une institution sacrée.

Sacrée car elle repose sur un fondement religieux qui instituait qu’un homme et une femme devaient s’unir devant Dieu à la fin de procréer. Et que rien ne pouvait se faire hors mariage.

Sauf que la loi de Dieu s’est effacée au profit de la loi des hommes, par les hommes et pour les hommes. Et la loi des hommes a donné au mariage une fonction de protection de l’un envers l’autre.

Le mariage est devenu un choix d’union où l’on partage son nom, ses biens où l’on scelle officiellement et solennellement un choix de vie en couple. Il est fini ce temps où la morale faite par je ne sais qui faisait du mariage le cadre obligatoire pour toute relation sexuelle, toute grossesse et toute vie commune dont on ne pouvait se défaire. Cette façon de voir rencontre peut-être encore échos selon certaines croyances. Mais les croyances sont de l’ordre du personnel, de l’intime et nul ne peut imposer à l’autre ce en quoi il croit. La République au contraire est de permettre, au nom de la Loi,  à chacun de vivre librement selon ses préceptes pourvu qu’il ne nuise pas à la liberté et à la dignité d’autrui.

Au nom du respect de chacun, du libre choix de vie, de la reconnaissance que chacun est propriétaire de son existence, je suis par conséquent favorable au mariage pour tous qu’il soit hétérosexuel comme homosexuel comme au droit de vivre en union libre.

 

J’entends encore dire qu’un enfant a besoin d’une maman et d’un papa pour se construire.

C’est une vraie question. Elle doit être posée et sa réponse doit guider notre positionnement.

Toutefois force est de constater qu’elle n’est posée que lorsqu’on aborde la possibilité de permettre à des couples homosexuels d’adopter.

Or beaucoup d’enfants sont élevés par des couples homosexuels et il n’est pas une seule étude qui ne démontre qu’un enfant vivant avec deux hommes ou deux femmes est moins bien éduqué, moins bien structuré psychologiquement, moins bien épanoui qu’un enfant vivant avec un papa et une maman ou vivant dans une famille monoparentale ou recomposée.

On ne peut donc s’opposer à l’homoparentalité au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Et parce que l’intérêt supérieur de l’enfant n’est en jeu, je suis favorable à une loi qui autoriserait un couple homosexuel d’adopter un enfant avec les mêmes exigences imposées à un couple hétérosexuel ou à un célibataire.

 

Quels que soient notre sexe, notre couleur de peau, notre origine, nos croyances et différences, nous sommes tous citoyens de la République Française et nous naissons et demeurons tous libres et égaux en droit.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:38

Ce week-end, à l’appel des hautes autorités de l’Eglise Catholique et de groupuscules d’extrême droite, les intégristes et radicaux catholiques,  non représentatifs des millions de croyants, ont manifesté pour dire haineusement et violemment non au mariage pour tous.

 

C’est ce même intégrisme religieux qui a voulu à coup de sang et de meurtres pendant des siècles convertir les infidèles à ses dogmes.

Il a organisé et légitimé moult massacres et guerres dans le monde.

Il a mis au bucher les non-croyants, emprisonné les scientifiques qui osaient dire que la terre était ronde et  tournait autour du soleil, embastillé les écrivains qui osaient le moquer.

Il a exigé de nous de renoncer à la vie et à ses plaisirs, imposé une culpabilité originelle pour nous promettre une éternité dans un au-delà plus qu’hypothétique.

Il s’est opposé à l’école publique et à l’instruction des femmes.

Il a rabaissé le rôle de la femme à un statut de soumise et de fécondatrice.

Il a été de tous les combats contre les libertés et les droits : contre le divorce, la pilule, la jouissance et la maîtrise de son corps, l’avortement, la libre expression, le Pacs, la capote seul rempart contre le sida…

 

L’intégrisme religieux continue aujourd’hui à considérer des hommes et des femmes contre nature, pervers parce qu’homosexuels, les pointant du doigt comme étant un danger pour l’avenir de l’humanité.

C’est toute sa haine et son rejet de l’être humain qui s’exprime dans son refus du mariage pour tous.

Il ne serait pas conforme à la loi de Dieu, celui au nom duquel il s’exprime et lui fait tenir des propos que nul n’a jamais entendus.

Il assimile même le mariage pour tous à une invitation à la pédophilie.

Sauf que lorsque le pouvoir ecclésiastique a été éclaboussé par le scandale des actes de pédophilie de prêtres qu’il a couvert pendant des décennies, personne n'a vu ni entendu à l'époque sur ce douloureux sujet les tenants de cet extrémisme religieux.

 

L’intégrisme religieux n’a toujours pas accepté que depuis l’avènement de la République ce n’est plus la loi de Dieu mais la loi des hommes faite par les hommes et pour les hommes qui prime.

Il ne s’est toujours pas résolu à accepter que chacun est libre d’avoir ses croyances et ses convictions et que personne n’a le droit d’imposer ses propres vues à tous. Que chacun a le droit de pouvoir vivre comme il l’entend pourvu qu’il ne nuise pas à la liberté et à la dignité d’autrui.

 

Oui on peut s’aimer sans se marier, oui on peut avoir des relations sexuelles hors mariage, oui on peut faire un enfant sans être marié, oui on peut avoir plusieurs partenaires dans sa vie. Et oui on peut être homosexuel, aimer et être aimer, se pacser ou se marier et être parents.

Tout simplement parce qu’au-delà de toute nos différences, nous sommes tous des hommes, des femmes, nous appartenons tous à cette même chaine : l’humanité.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 19:59

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Je ne me moquerai pas de la guerre fratricide et des problèmes de comptabilisation des votes qui se déroulent au sein de l’UMP.

J’ai souvenir que nous, les socialistes, avons vécu de pareils moments en 2008.

Mais j’ai aussi le souvenir de la manière hautaine dont l’UMP nous avait critiqués à l’époque.

 

Mais qu’on me permette quand même de dire que les dirigeants de l’UMP auraient dû être plus mesurés dans le procès permanent d’incompétence qu’ils ont intenté à François Hollande et au gouvernement Ayrault.

Parce qu’en termes de compétences tant dans leur bilan social et économique de leur 10 années de pouvoir et que dans leur façon de diriger leur parti politique, franchement nul n’a à recevoir de leçon de la droite.

 

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