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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:20
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:17
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 17:27
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 14:29
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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:29

maamiensC’est avec joie que nous avons constaté la formidable participation des électeurs de gauche au 1er tour des primaires citoyennes initiées par Martine Aubry, en France et plus singulièrement dans le Calaisis, urbain et rural.

 

Des sondages de désinformation à la solde du pouvoir nous annonçaient l’absence d’un second tour et la disqualification de la candidate de la gauche du changement.

Les urnes au soir du premier tour ont montré une toute autre réalité : celle d’une majorité qui veut la transformation et un changement profond de société.

 

Martine Aubry porte un projet clair et garantit une gauche forte face à une droite dure et une crise qui dure. Elle est la candidate de l'expérience, du courage à toute épreuve, la justice chevillée au corps pour refonder l’école, pour rétablir l’âge légal de la retraite à 60 ans et rendre la santé accessible.

Durant toute cette campagne, elle n'a pas cherché à plaire ou à flatter, elle n’a pas changé d’avis au gré des événements. Elle a dit la vérité, a annoncé ce qu’elle ferait et comment elle le ferait. Elle a tenu une ligne qui n’a jamais varié. Si elle est précise, c'est parce qu’elle veut, demain, réussir un vrai changement.

 

Avec Martine Aubry, c’est le choix d’une  Présidente pour mettre en œuvre des solutions nouvelles, et pas seulement pour administrer et accompagner le système : rétablissement des comptes publics  et refus de la course à l’austérité.

C’est le choix d’une Présidente de la justice sociale pour redresser la France et lui redonner confiance. En agissant pour tous ceux qui vivent de leur travail ou qui voudraient pouvoir en vivre et qui sont la majorité dans notre pays : ouvriers, employés, entrepreneurs et responsables de PME, ingénieurs, chercheurs, artisans, commerçants, agriculteurs.

En agissant avec ces gisements d'innovation économique, sociale, citoyenne que sont les syndicats, les associations, le mouvement mutualiste, les acteurs de l'économie sociale et solidaire, les forces de la jeunesse.

C’est le choix du rétablissement d’une démocratie honnête et sincère, avec des élus exemplaires qui ne cumulent pas les mandats, avec un État impartial et performant qui rendra à tous ceux qui servent l’intérêt général la fierté de leur mission – professeurs, personnels soignants et hospitaliers, policiers, gendarmes, magistrats et l'ensemble des agents publics, ciment du bien public.

C’est le choix de l’action pour l’égalité réelle pour tous les habitants. Il n’y a qu’une France : la République ne doit laisser sur le côté aucune banlieue, aucun quartier, aucun territoire, aucun citoyen.

C’est le choix d’une véritable décentralisation qui fait confiance aux territoires en rétablissant leurs marges de manœuvre.

C’est le choix de l’action pour qu’après des années de division, la France, retrouvant le souffle de son histoire et de son génie, le sens de ses valeurs – liberté, égalité, fraternité, laïcité – puisse à nouveau«embrasser la France» .

Ce premier tour est une promesse, mais tout reste à faire pour donner à la France en 2012 une femme Présidente de notre République.

Les électeurs des primaires citoyennes ont majoritairement dit qu’ils voulaient que ça change vraiment, que ça change enfin.

Au second tour dimanche 16 octobre, Martine Aubry portera ce changement de fond et sur cette base battra M. Sarkozy en 2012.

Nous comptons sur chacun d'entre vous pour venir choisir celle dont nous sommes assurés qui sera la meilleure opposante d'un Président essoufflé.

 

Gilles Cocquempot – Député du Pas de Calais

Yann Capet – Conseiller Régional

Olivier Majewicz – Vice-Président du Département du Pas de Calais

Teddy Lauby – coordination du comité Martine Aubry du Calaisis

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 18:06

A l’heure où tant de conflits, de famines, de migrations climatiques forcées trouvent leur origine dans une mauvaise répartition de l’énergie et un accaparement sans limite des ressources naturelles, la France et l’Europe ont la responsabilité de promouvoir un modèle énergétique équilibré, facteur de paix et de développement pour tous les peuples.

 

Les incertitudes sur l’avenir de l’euro et les menaces de récession ne sont pas indépendantes d’une autre crise, tout aussi grave et plus ancienne: celle de notre modèle énergétique.

Comme en 2008, l’été qui s’achève aura été dominé par la crise économique et financière. N’oublions pas, pour autant, que le précédent avait été celui des catastrophes climatiques de la Russie et du Pakistan. Les incertitudes sur l’avenir de l’euro et les menaces de récession ont beau capter toute l’attention, elles ne sont pas indépendantes d’une autre crise, tout aussi grave et plus ancienne : celle de notre modèle énergétique.

 

Injuste au plan mondial comme national, ce modèle se révèle peu à peu incompatible avec les exigences environnementales. Si nous n’agissons pas maintenant, demain la pénurie, la compétition entre les nations organiseront la production et l’accès à l’énergie. La majorité élue en 2012 aura la responsabilité, au-delà d’un quinquennat et même de deux, de déterminer une politique énergétique à la fois ambitieuse et soutenable pour toute la première moitié du XXIe siècle.

 

Ces choix sont trop importants pour être laissés aux seuls experts. Ils concernent tous les citoyens dans divers aspects de leur vie quotidienne : la sûreté, l’emploi, la qualité de vie, l’impact environnemental mais aussi le pouvoir d’achat, à l’heure où une famille sur six (soit plus de 4 millions de personnes) ne parvient pas à payer ses factures de gaz et d’électricité. La transition énergétique ne se fera pas sans la participation de chacun, à la fois comme consommateur et comme producteur.

Le fameux modèle français interroge. Le recours massif au nucléaire était censé garantir notre indépendance ; mais celle-ci est toute relative, nos importations d’énergies fossiles s’élevant à 70 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de notre déficit commercial. L’atome était présenté comme «propre» et sans danger ; cependant, aucune solution durablement satisfaisante n’a vraiment fait ses preuves pour le stockage des déchets et la confiance dans la maîtrise du risque a été encore fragilisée après l’accident de Fukushima. Nos nombreux réacteurs ont certes produit une électricité bon marché ; mais cette abondance a aussi eu des conséquences économiques néfastes (surproduction, surconsommation et gaspillage). Enfin, l’excellence de notre filière nucléaire devait soutenir les exportations ; aujourd’hui, les doutes planétaires sur cette énergie affectent le carnet de commandes. J’en conclus qu’en l’état actuel de nos connaissances, le nucléaire doit être considéré comme une énergie de transition, et non comme une énergie d’avenir.

 

C’est pourquoi je propose d’engager la France dans une sortie progressive mais effective du nucléaire. Je veux voir naître la génération de l’après nucléaire. Ce cap étant fixé, le processus devra être transparent. Chaque étape sera l’objet d’un débat ouvert. Une commission d’experts,intégrant la diversité des points de vue, préparera un livre blanc auquel s’adosseront, dans chaque région, des concertations qui se concluront par une loi d’orientation de la politique énergétique avant l’été 2013. Avant même que la question du prolongement de la durée des centrales ayant atteint 30 ans ne soit débattue, il faudra fermer celle de Fessenheim qui est exposée à des risques spécifiques.

L’urgence de la mise à jour de notre modèle énergétique est aussi celle de la lutte contre le changement climatique et de la raréfaction inéluctable des énergies fossiles, dont nous restons trop dépendants.

 

Au lieu d’engager la transition, le Gouvernement actuel a étouffé l’éolien puis le photovoltaïque en multipliant les obstacles et les procédures. Ses revirements successifs et l’instabilité des dispositifs publics ont fragilisé les filières. Les résultats parlent d’eux-mêmes : la production allemande d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque est déjà quatre fois supérieure à celle de la France. En 2020, si nous ne changeons pas nos objectifs, cet écart restera identique. D’autre part, la duplicité a atteint son comble avec les permis accordés en catimini pour l’exploration et l’exploitation des pétroles et huiles de schiste. Sans la mobilisation exceptionnelle de nombreux citoyens et élus, l’intérêt à court terme de quelques grands groupes aurait encore prévalu sur la plus élémentaire protection des ressources naturelles et des paysages.

 

Après cette décennie perdue, je souhaite proposer aux Français une politique énergétique nouvelle, sérieuse et ambitieuse. Sérieuse, parce qu’elle garantira à chacun l’accès à une énergie sûre et soutenable sans compromettre l’avenir des générations futures ; ambitieuse, parce qu’avec le génie de nos chercheurs, de nos ingénieurs et de nos ouvriers, elle participera à la relance de notre économie en développant de nouvelles filières prometteuses en emplois et en création de richesses. En alliant sobriété, énergies renouvelables et recherche, nous réussirons.

 

La priorité est à la sobriété. Et, contrairement à ce que voudraient faire croire les tenants d’un statu quo mortel pour les générations futures, elle améliorera notre qualité de vie. Entre le gaspillage, souvent contraint et coûteux pour les plus fragiles et le rationnement, il existe une voie: celle de l’efficacité énergétique. La réhabilitation du patrimoine bâti existant est un chantier colossal et devrait assurer aux professionnels du bâtiment une relance importante de leur activité. Nous avons les entreprises et les compétences pour réussir et rayonner, à condition que le marché intérieur soit le premier débouché. De surcroit, j’affecterai un quart des emplois d’avenir pour les jeunes, à la préservation de l’environnement par exemple dans le domaine des diagnostics thermiques des logements.

 

Garantir l’accès à l’énergie pour tous, dans un contexte d’augmentation probable des prix de l’énergie, c’est aussi engager une révolution tarifaire qui allie critères sociaux et vertu de la progressivité, pour encourager le bon usage et pénaliser le gaspillage. Les tarifs d’électricité sont aussi un facteur de compétitivité de nos entreprises qu’il faut protéger: c’est donc en adaptant les tarifs aux usages que nous parviendrons à concilier maitrise de la demande, égalité d’accès et soutien à l’activité industrielle. Pour conserver des leviers d’intervention, l’Etat devra cesser la politique de privatisation des grandes entreprises publiques de l’énergie, qui ont déjà entraîné une augmentation des prix et mis en cause certains de nos intérêts nationaux.

 

Enfin, notre politique énergétique devra s’appuyer sur une ambition industrielle forte. Mise en oeuvre par la banque publique d’investissements et un redéploiement des investissements en faveur des énergies “décarbonées”. C’est en privilégiant les énergies sûres et durables que nous assurerons notre indépendance énergétique à long terme. J’ai confiance dans le progrès scientifique et technologique. La recherche et le développement progressent à grand pas. A côté des énergies renouvelables dont on a déjà identifié le potentiel, se profilent d’autres solutions complémentaires transitoires ou durables : la géothermie, la biomasse et surtout l'énergie des courants marins. Toutes doivent être étudiées sans dogmatisme. Nous devons particulièrement concentrer la recherche sur le stockage de l’électricité qui est probablement le bond technologique le plus attendu.

 

C’est un défi. Il exige de la volonté politique et citoyenne. Il repose sur la certitude qu’un nouveau modèle de développement est l’issue de la crise que nous traversons.Mais nous ne sommes pas seuls, le mouvement est européen et l’Europe née du charbon et de l’acier renaîtra des énergies nouvelles et de la sobriété, mais aussi de la réalisation du stockage et des infrastructures de transport de l’électricité.

 

Dans le domaine énergétique, et plus généralement environnemental, nous devons retrouver le sens de l’avenir. «Un monde plus sûr, disait le physicien Wolfgang Kromy, ne peut être qu’un monde qui respecte davantage la nature et encourage la sobriété plutôt que la satisfaction d’exigences matérielles.» A l’heure où tant de conflits, de famines, de migrations climatiques forcées trouvent leur origine dans une mauvaise répartition de l’énergie et un accaparement sans limite des ressources naturelles, la France et l’Europe ont la responsabilité de promouvoir un modèle énergétique équilibré, facteur de paix et de développement pour tous les peuples.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 17:26
 
 
 

« Je suis en campagne. Je vais auprès des Français, qui aujourd'hui sont inquiets. »

 

Martine Aubry était l'invitée du journal de 20 heures, lundi sur France 2.

Elle est revenue sur ses propositions pour l'école, en répondant aux questions de David Pujadas, en duplex de Lille.

"Je suis en campagne. Je vais auprès des Français, qui aujourd'hui sont inquiets. Je leur dis à la fois qu'il y a un chemin pour sortir de la crise mais aussi pour empêcher qu'elle revienne, en s'attaquant aux causes du mal. Et puis je leur dis aussi que je ne suis pas là seulement pour bien gérer notre pays - ça c'est une évidence - mais aussi pour inventer un nouvel avenir à notre pays, pour que chacun vive bien, et que la France retrouve et son poids, et sa voix dans le monde.

Et je crois qu'ils l'attendent, cela. Je ne souhaite pas qu'ils rejettent seulement Nicolas Sarkozy, je souhaite qu'ils adhèrent au projet que je propose."

 
 
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 17:20
 
 

« Mon projet pour l'école est à rebours de celui du gouvernement, qui encourage la marchandisation de l'école et du savoir. »

 

Martine Aubry a présenté son projet pour une école rénovée où l'enseignant a de nouvelles missions, dans une interview donnée à Maryline Baumard pour Le Monde:

 

L'éducation est une de vos priorités ?

Je propose aux Français une refondation de l'école. C'est une des priorités de mon projet pour la France. Je veux retrouver l'école de la République, celle qui instruit les élèves, leur donne des savoirs et compétences, leur transmet des valeurs, contribue à leur insertion citoyenne, sociale et professionnelle. L'école doit fournir les outils qui permettent à chacun de donner sens à sa vie et de tirer le meilleur de soi-même. J'accomplirai cette refondation avec l'engagement des enseignants, des professionnels de l'éducation, des parents d'élèves, parce que c'est toute la société qui doit se mobiliser pour son école.

 

Quel état des lieux faites-vous ?

Notre école souffre d'une double difficulté. Notre société n'a pas réfléchi à la nécessaire adaptation de son école à un monde qui a changé. Mais, surtout, depuis dix ans elle, est abîmée par le pouvoir : des classes toujours plus chargées, un encadrement affaibli par la réduction du nombre de postes, la diminution de la scolarisation des enfants de deux ans, la suppression de la carte scolaire, des programmes et des évaluations étriqués, mal pensés. Au bilan, la France est le pays dans lequel les écarts entre les résultats des élèves de milieux favorisés et ceux des élèves de familles pauvres sont les plus importants, et cette iniquité ne cesse de croître.

 

Qu'est-ce qui va faire le cœur du projet Aubry ?

Notre école ne peut pas se contenter de quelques aménagements. La ségrégation et la compétition précoce qui caractérisent notre système scolaire élitiste ne servent ni les enfants qui rencontrent des difficultés, ni les autres. Je veux rompre avec cette logique. Je défends un service public d'éducation national, avec des règles et des protections communes, mais qui est capable de personnaliser ses réponses au plus près des besoins.

Je veux construire un parcours scolaire cohérent, adapté à chacun, de l'école maternelle à l'enseignement supérieur. La scolarité obligatoire, de 3 à 16 ans, doit amener tous les élèves à la maîtrise d'un socle de culture commun, intégrant l'enseignement technologique et professionnel, mais aussi l'ouverture à la culture et aux sports. Dans ce parcours individualisé, des objectifs communs seront donnés à tous. Par exemple, à la fin de l'école primaire, tous les élèves devront maîtriser les savoirs et les compétences fondamentales, la lecture, l'écriture, le calcul, tout en étant familiers de l'environnement informatique ou de l'anglais.

 

L'objectif est noble, mais comment y parvenir ?

Nous ne pourrons pas tout faire tout de suite. Je commencerai par remettre en place une formation professionnelle des enseignants, avec une entrée progressive dans le métier. J'adapterai les moyens accordés aux établissements en fonction de la réalité des élèves et des territoires concernés : moins d'élèves par classe dans certains établissements en difficulté, plus d'élèves là où tout fonctionne bien.

Je reviendrai sur la réforme absurde qui a imposé la semaine des quatre jours à l'école primaire, en mobilisant l'ensemble des partenaires – personnels de l'éducation, parents, associations d'éducation populaire et collectivités locales – pour que l'allongement des rythmes éducatifs profite pleinement au développement des élèves.

Il faudra donc être prêts pour que, dès l'été, les mesures d'urgence soient prises pour éviter que la rentrée 2012 soit la catastrophe annoncée. Et il faut préparer cela sérieusement dès aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle j'ai déjà rencontré les syndicats d'enseignants à la veille du rendez-vous de La Rochelle. Je négocierai avec les enseignants un nouveau contrat, dans lequel je leur donnerai la capacité d'innover, de travailler collectivement et d'adapter leur métier aux besoins.

 

Vous revenez sur la définition de leur métier ?

Mais – ils le savent d'ailleurs très bien et, pour l'immense majorité d'entre eux, c'est déjà le cas – le travail des enseignants ne commence pas quand ils franchissent la porte de leur salle de classe. Il ne se termine pas quand ils ont fini de corriger leurs copies. Ce qu'il faut, ce qui doit changer, c'est que ce temps de concertation pour mener des projets, pour accompagner les élèves individuellement, pour recevoir des parents soit plus clairement défini et que l'organisation de leur métier réponde à ces objectifs.

 

Si vous êtes élue demain, que leur proposez-vous ?

Je souhaite engager avec eux, dès le lendemain de la primaire, une large concertation. Les sujets, nombreux, sont sur la table et seront au cœur du contrat que nous passerons avec eux.

 

Et en échange de ces missions supplémentaires, vous les revalorisez ?

Il est vrai que le budget de l'Etat que nous laissera le pouvoir en place sera particulièrement contraint. Mais nous devons investir dans les secteurs qui préparent l'avenir, comme l'école. Et je sais qu'il y a des marges de manœuvre et des redéploiements possibles.

Les études de l'OCDE montrent que les enseignants français sont mal payés et insuffisamment reconnus dans notre société. La revendication est donc légitime. Mais, outre les salaires, la revalorisation, c'est aussi bien d'autres choses. Valoriser, c'est aussi faire confiance, en donnant aux enseignants une plus grande autonomie pédagogique, pour qu'ils puissent se concerter et travailler en équipe, partager et transmettre les initiatives qui marchent et qu'il faut mutualiser. Valoriser, enfin, c'est considérer les enseignants comme de véritables concepteurs de leur métier. L'école de demain ne se construira ni sans ni contre eux.

 

En Finlande, pays modèle pour l'école, les enseignants n'ont pas tous les mêmes obligations. Cela vous semble-t-il envisageable ?

Les besoins ne sont pas les mêmes partout, et certains ont davantage encore besoin de ce temps de travail en équipe. Dans les zones d'éducation prioritaire, je souhaite que les enseignants aient moins d'heures devant leurs classes pour pouvoir s'y consacrer.

 

Que répondez-vous à ceux qui estiment que votre projet n'est pas si loin de celui de Monsieur Sarkozy ?

Mon projet pour l'école est à rebours du leur, qui encourage la marchandisation de l'école et du savoir. Pour moi, il n'est pas question de remettre en cause le statut de fonctionnaire et de les faire recruter par les chefs d'établissements. Pas question de leur imposer d'enseigner des matières dans lesquelles ils ne sont pas compétents ou qu'ils ne souhaitent pas. La droite a recruté des enseignants à Pôle emploi ! C'est tout le contraire que je veux faire, en leur redonnant la sérénité indispensable à l'exercice de leur métier, tout en l'adaptant aux besoins d'aujourd'hui.

 
 
 
 
 
 
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 17:16

maamiens

« Pour entrer en sixième, il faut savoir lire, écrire, compter, cliquer et même avoir quelques notions d'anglais. »

 

A l'occasion d'un déplacement à Amiens sur le thème de la rentrée scolaire, Martine Aubry a affirmé le 1er septembre qu'il faudra "remettre des enseignants là où on en a le plus besoin" tout en "refondant l'école".

"Les moyens ne sont pas élastiques, nous devrons faire des priorités tout en refondant l'école dans les 5 ans qui viennent", a-t-elle déclaré avant d'aller rencontrer l'équipe enseignante de l'école maternelle Georges-Brassens dans un quartier excentré d'Amiens. "Il faudra remettre des enseignants là où on en a le plus besoin, c'est absolument évident. Je l'ai toujours dit, et le projet des socialistes le dit aussi, il y a deux domaines où il faudra mettre des moyens complémentaires et pas seulement redéployer, c'est la sécurité et c'est l'Education nationale."

 

Au total, 80.000 postes auront été supprimés dans l'éducation sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy. "Remettre des enseignants n'aurait pas grand sens sans refonder l'école, sans permettre que chacun adapte les rythmes, les pédagogies, aux enfants qu'il a en face de lui". Martine Aubry a redit son intention, dès la fin du scrutin des 9 et 16 octobre, d'ouvrir "une grande discussion" avec les représentants des enseignants et des parents d'élèves, pour qu'il y ait déjà dès la rentrée 2012 un changement profond par rapport à 2011.

 

Elle entend aussi réinstaurer l'année de formation pédagogique dans la formation des enseignants, réformée l'an dernier. La discussion sera l'occasion de "regarder le décret de 1950" sur le statut des enseignants, a-t-elle dit, se disant attachée au caractère national du "diplôme", des "concours", "des programmes". "Je souhaite avec eux que l'on prenne en compte les heures qu'ils doivent passer à l'école pour le travail collectif, pour accompagner les enfants qui ont des difficultés, pour recevoir les parents", a-t-elle assuré. Les rythmes scolaires seront abordés: "4,5 jours, 5 jours de classe par semaine en primaire, pourquoi pas plus ?", a-t-elle lancé.

 

Leçons de morale : une diversion

Interrogée par la presse sur la circulaire de Luc Chatel instaurant des leçons de morale, Mme Aubry, a répondu: "M. Chatel essaie le jour de la rentrée scolaire de faire diversion". "Il fait une circulaire sur la morale qui existe déjà depuis 2008, pour qu'on ne parle pas de l'essentiel, c'est-à-dire aujourd'hui une rentrée épouvantable". "S'il s'agit de dire que l'école doit apporter les valeurs de la morale républicaine, on ne peut être que d'accord".

"Pour moi la morale républicaine serait qu'on ait donné à cette rentrée, à chaque enfant, des moyens de réussir sa vie, c'est cela M. Chatel la vraie morale républicaine, c'est celle-là que je défends moi aujourd'hui", a-t-elle lancé.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 17:05
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