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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:38

Martine Aubry invitée du Grand Journal par martineaubry

L'État doit prendre soin de chacun

"L'État doit prendre soin de chacun, c'est une vraie révolution des services publics, jusqu'à présent on pensait qu'en matière éducative, par exemple, on pouvait faire la même chose pour tout le monde, que c'était ça, la grande école de la République. Aujourd'hui, il faut des rythmes scolaires, des pédagogies, un nombre d'enfants par classe différents selon les enfants qui sont face à nous. L'État doit prendre soin de chacun, et chacun doit prendre soin des autres. Je pense par exemple que sur les personnes agées, la perte d'autonomie doit être prise en compte par la solidarité nationale, donc par les impôts ou les cotisations de chacun, mais qu'en revanche, si chacun avait un peu plus d'attention à la solitude de la personne agée qui est à coté, lui redonner l'impression et la sureté d'exister pour d'autres, créer du lien, je pense que c'est ça, la société."

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:31

« Mon projet pour l'école est à rebours de celui du gouvernement, qui encourage la marchandisation de l'école et du savoir. »

 

Martine Aubry a présenté son projet pour une école rénovée où l'enseignant a de nouvelles missions, dans une interview donnée à Maryline Baumard pour Le Monde:

 

L'éducation est une de vos priorités ?

Je propose aux Français une refondation de l'école. C'est une des priorités de mon projet pour la France. Je veux retrouver l'école de la République, celle qui instruit les élèves, leur donne des savoirs et compétences, leur transmet des valeurs, contribue à leur insertion citoyenne, sociale et professionnelle. L'école doit fournir les outils qui permettent à chacun de donner sens à sa vie et de tirer le meilleur de soi-même. J'accomplirai cette refondation avec l'engagement des enseignants, des professionnels de l'éducation, des parents d'élèves, parce que c'est toute la société qui doit se mobiliser pour son école.

 

Quel état des lieux faites-vous ?

Notre école souffre d'une double difficulté. Notre société n'a pas réfléchi à la nécessaire adaptation de son école à un monde qui a changé. Mais, surtout, depuis dix ans elle, est abîmée par le pouvoir : des classes toujours plus chargées, un encadrement affaibli par la réduction du nombre de postes, la diminution de la scolarisation des enfants de deux ans, la suppression de la carte scolaire, des programmes et des évaluations étriqués, mal pensés. Au bilan, la France est le pays dans lequel les écarts entre les résultats des élèves de milieux favorisés et ceux des élèves de familles pauvres sont les plus importants, et cette iniquité ne cesse de croître.

 

Qu'est-ce qui va faire le cœur du projet Aubry ?

Notre école ne peut pas se contenter de quelques aménagements. La ségrégation et la compétition précoce qui caractérisent notre système scolaire élitiste ne servent ni les enfants qui rencontrent des difficultés, ni les autres. Je veux rompre avec cette logique. Je défends un service public d'éducation national, avec des règles et des protections communes, mais qui est capable de personnaliser ses réponses au plus près des besoins.

Je veux construire un parcours scolaire cohérent, adapté à chacun, de l'école maternelle à l'enseignement supérieur. La scolarité obligatoire, de 3 à 16 ans, doit amener tous les élèves à la maîtrise d'un socle de culture commun, intégrant l'enseignement technologique et professionnel, mais aussi l'ouverture à la culture et aux sports. Dans ce parcours individualisé, des objectifs communs seront donnés à tous. Par exemple, à la fin de l'école primaire, tous les élèves devront maîtriser les savoirs et les compétences fondamentales, la lecture, l'écriture, le calcul, tout en étant familiers de l'environnement informatique ou de l'anglais.

 

L'objectif est noble, mais comment y parvenir ?

Nous ne pourrons pas tout faire tout de suite. Je commencerai par remettre en place une formation professionnelle des enseignants, avec une entrée progressive dans le métier. J'adapterai les moyens accordés aux établissements en fonction de la réalité des élèves et des territoires concernés : moins d'élèves par classe dans certains établissements en difficulté, plus d'élèves là où tout fonctionne bien.

Je reviendrai sur la réforme absurde qui a imposé la semaine des quatre jours à l'école primaire, en mobilisant l'ensemble des partenaires – personnels de l'éducation, parents, associations d'éducation populaire et collectivités locales – pour que l'allongement des rythmes éducatifs profite pleinement au développement des élèves.

Il faudra donc être prêts pour que, dès l'été, les mesures d'urgence soient prises pour éviter que la rentrée 2012 soit la catastrophe annoncée. Et il faut préparer cela sérieusement dès aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle j'ai déjà rencontré les syndicats d'enseignants à la veille du rendez-vous de La Rochelle. Je négocierai avec les enseignants un nouveau contrat, dans lequel je leur donnerai la capacité d'innover, de travailler collectivement et d'adapter leur métier aux besoins.

 

Vous revenez sur la définition de leur métier ?

Mais – ils le savent d'ailleurs très bien et, pour l'immense majorité d'entre eux, c'est déjà le cas – le travail des enseignants ne commence pas quand ils franchissent la porte de leur salle de classe. Il ne se termine pas quand ils ont fini de corriger leurs copies. Ce qu'il faut, ce qui doit changer, c'est que ce temps de concertation pour mener des projets, pour accompagner les élèves individuellement, pour recevoir des parents soit plus clairement défini et que l'organisation de leur métier réponde à ces objectifs.

 

Si vous êtes élue demain, que leur proposez-vous ?

Je souhaite engager avec eux, dès le lendemain de la primaire, une large concertation. Les sujets, nombreux, sont sur la table et seront au cœur du contrat que nous passerons avec eux.

 

Et en échange de ces missions supplémentaires, vous les revalorisez ?

Il est vrai que le budget de l'Etat que nous laissera le pouvoir en place sera particulièrement contraint. Mais nous devons investir dans les secteurs qui préparent l'avenir, comme l'école. Et je sais qu'il y a des marges de manœuvre et des redéploiements possibles.

Les études de l'OCDE montrent que les enseignants français sont mal payés et insuffisamment reconnus dans notre société. La revendication est donc légitime. Mais, outre les salaires, la revalorisation, c'est aussi bien d'autres choses. Valoriser, c'est aussi faire confiance, en donnant aux enseignants une plus grande autonomie pédagogique, pour qu'ils puissent se concerter et travailler en équipe, partager et transmettre les initiatives qui marchent et qu'il faut mutualiser. Valoriser, enfin, c'est considérer les enseignants comme de véritables concepteurs de leur métier. L'école de demain ne se construira ni sans ni contre eux.

 

En Finlande, pays modèle pour l'école, les enseignants n'ont pas tous les mêmes obligations. Cela vous semble-t-il envisageable ?

Les besoins ne sont pas les mêmes partout, et certains ont davantage encore besoin de ce temps de travail en équipe. Dans les zones d'éducation prioritaire, je souhaite que les enseignants aient moins d'heures devant leurs classes pour pouvoir s'y consacrer.

 

Que répondez-vous à ceux qui estiment que votre projet n'est pas si loin de celui de Monsieur Sarkozy ?

Mon projet pour l'école est à rebours du leur, qui encourage la marchandisation de l'école et du savoir. Pour moi, il n'est pas question de remettre en cause le statut de fonctionnaire et de les faire recruter par les chefs d'établissements. Pas question de leur imposer d'enseigner des matières dans lesquelles ils ne sont pas compétents ou qu'ils ne souhaitent pas. La droite a recruté des enseignants à Pôle emploi ! C'est tout le contraire que je veux faire, en leur redonnant la sérénité indispensable à l'exercice de leur métier, tout en l'adaptant aux besoins d'aujourd'hui.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:28

"Le président de la République a voulu faire diversion pour faire oublier que sa responsabilité dans les déficits actuels est considérable. La Cour des comptes dit que dans nos défiicts, qu'on a jamais atteints en France, un tiers est dû à la crise, les deux tiers à la politique du gouvernement qui n'a pas financé ses cadeaux aux grandes entreprises, au monde financier et aux plus favorisés. (...) Plutôt que d'écrire une règle qui ne s'appliquera que dans quatre ans - de qui se moque-t-on ? - appliquez tout de suite la politique qui permettra de redresser la France. J'ai fait des propositions."

>> Retrouvez les propositions de Martine Aubry pour redresser la France et sortir de la crise

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:59
"Nous ne devons pas seulement être les pompiers, mais aussi les architectes d'une Europe qui retrouve le chemin du progrès»: le discours de Martine Aubry à La Rochelle

«Notre horizon, c’est le triple A pour l’éducation de nos enfants, pour l'emploi, pour la santé, pour le développement durable!»

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:57
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 18:20
slide-3"Ce qui s'est passé cet été rend encore plus urgent de mettre en place un nouveau modèle, parce que si on ne change pas, cela va recommencer comme avant."

Martine Aubry était l'invitée de France info, le mardi 23 août. Elle répondait aux questions de Mathilde Munos.

>> Retrouvez l'enregistrement de l'interview sur le site de France info

"On est dans un moment où le pays va très mal. Dans n'importe quelle démocratie, on discuterait, on recevrait l'opposition. J'ai mis pour ma part des propositions sur la table, sur la baisse des niches fiscales, sur la relance de l’investissement, sur la relance de l’emploi."

"Il y a encore quelques semaines on a fait voter une loi réformant l’impôt sur la fortune qui coûte 1,8 milliard - c’est-à-dire encore un cadeau aux plus privilégiés : 70 milliards en dix ans de droite. La droite aura beaucoup de mal à faire croire que c’est à cause des socialistes que le pays est dans cet état-là. On nous appelle à l’union nationale, c’est un peu l’invective générale, ce n’est pas digne d’un pays dans une situation comme celle-là."

>> Retrouvez les propositions de Martine Aubry pour redresser la France et sortir de la crise

"Une campagne, c'est d'abord s'adresser aux Français. Les Français sont inquiets, et le gouvernement et le président font tout pour leur donner cette inquiétude, et pour leur faire croire qu'il n'y a pas de sortie possible. Je continuerai à faire des propositions. C'est ça, le sérieux. Je l'ai toujours dit : tout ne sera pas possible mais nous ferons tout ce qui est possible, tout de suite."

"Il faut d'abord mettre fin aux causes qui nous ont amenés à cette crise. Nous sommes tous d'accord là-dessus." (...) "Le sérieux pour moi, ce n'est pas de repousser des engagements dans des lois ou dans des constititions pour demain - la fameuse règle d'or qui n'est qu'une esbrouffe. Je veux être sérieuse tout de suite."

"Les Français veulent de l'efficacité et de la Justice, du sérieux mais aussi de l'ambition, parce que si on ne retrouve pas la voie du progrès, à quoi sert de vouloir faire de la politique et diriger le pays ?"

 

La lettre de Martine Aubry aux Français

"J'avais décidé, lorsque j'ai présenté ma candidature, de le faire en disant aux Français pourquoi je voulais y aller. Parce que je suis déterminée à gagner cette élection présidentielle pour redonner à la France sa force, ses valeurs et sa voix dans le Monde. Les Français veulent que l'on incarne véritablement la France. Je voulais leur dire concrètement comment, avec l'Europe, nous allons changer ce qui nous a conduits à la crise. Je leur dis ma conception de la France, la France que je veux construire avec eux, mais aussi la façon dont je voudrais être présidente pour eux. C'est une façon simple de dire aux Français : cet engagement, c'est pour vous, c'est pour mon pays, tout simplement."

>>> Retrouvez la lettre de Martine Aubry aux Français

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:43
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:12

Prix du pétrole
Martine Aubry, «très choquée par la décision du président de Total, indécente et même provocante» de répercuter à la pompe les récentes hausses des cours du pétrole brut, a jugé nécessaire de «taxer les super profits pétroliers».
«De début mai à fin juin, le prix du pétrole a baissé de 25%, et à la pompe de 1%», a expliqué Martine Aubry.
«Il faut effectivement, quand le prix augmente, baisser la TIPP» et «deuxièmement il faut taxer les super profits pétroliers», a expliqué notre candidate: «avec cet argent, on mène une politique sur les énergies renouvelables».

Situation en Afghanistan
«Nous, nous demandons depuis plusieurs mois un retrait, ce qui ne veut pas dire un désengagement des problèmes de l'Afghanistan" car «il faut aider la population civile».
«J'ai vu que le président de la République, quelques heures seulement après que Barack Obama ait fait cette annonce, l'a fait à son tour». Elle a estimé que ce retrait aurait du intervenir «depuis longtemps», «mais il faut effectivement maintenant» a expliqué Martine Aubry.

Intervention en Libye
«Nous y sommes et nous savons qu'il ne pourra pas y avoir de paix, qu'il ne peut pas y avoir d'équilibre en Libye sans le départ de Kadhafi, donc il faut poursuivre», a affirmé Martine Aubry, qui a toutefois pointé «l'impréparation» de cette opération. «Mais nous répèterons, en votant oui, ce que sont nos réserves sur la façon dont tout ceci a eu lieu».

Rumeur
«J'ai dit ce que j'avais à dire: si ces fausses informations continuent à circuler, je fais confiance à la justice et je porterai plainte. C'est une affaire entre la justice et moi-même», a déclaré Martine Aubry sur RTL. «Déjà, j'ai fait écrire par un avocat sur l'ensemble des sites», a expliqué Martine Aubry «J'ai des informations précises sur tout cela (...) Je n'ai jamais cité de noms mais je vois bien d'où ça vient», a aussi dit la candidate, qui avait auparavant attribué les rumeurs à la droite. «Je vous conseille de regarder les sites et vous verrez si je me victimise», a répondu notre candidate.

 

http://www.martineaubry.fr/

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 11:09
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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 17:43

martine-aubry-a-la-uneEn 2012 nous avons le pouvoir de mettre fin à 17 ans de présidence UMP et à 10 ans de Sarkozysme.

En 2012 nous avons le pouvoir de stopper les agressions permanentes des politiques de régression sociale, de destruction des services publics – école, santé, sécurité … -, d’atteinte à la dignité des personnes, de dégradation des conditions de vie et de l’emploi tandis que les plus privilégiés sont toujours plus privilégiés.

 

Pour cela nous devons trouver puis désigner le ou la candidat(e) qui saura représenter la gauche, porter un nouveau projet, un projet de justice, de solidarité et de progrès partagés.

 

Martine Aubry a su rassembler les socialistes et remettre le Parti Socialiste sur les rails après bien des années de turpitudes.

 

Sous sa conduite, le Parti Socialiste s’est doté d’un solide projet d’avenir pour notre pays, résolument ancré à gauche, solide et réaliste. Le projet du changement que les français attendent depuis si longtemps.

 

Quant à ses compétences tant ministérielles que locales, elles ne sont plus à démontrer. Tout comme sa capacité à faire face à l’adversité des puissances patronales du MEDEF et des attaques de la droite ultra-libérale.

 

Aujourd’hui, Martine Aubry, est la femme de gauche dont les qualités et les expériences répondent aux exigences de la fonction de Président de la République.

Mais surtout, Martine Aubry est la candidate naturelle de la gauche qui saura faire triompher la gauche et qui mettra fin à 17 ans de présidence UMP.

 

C’est pourquoi j’appelle de tous mes vœux la candidature de Martine Aubry aux primaires socialistes et sa désignation comme candidate à la présidence de la république.

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