On apprend aujourd’hui par Nord Littoral que les élus se positionneront fin février pour engager de façon irréversible le Palais des Congrés Bouchart Blet.
C’est donc une décision cruciale qui engagera les finances de notre ville très endettée pour un projet qui a déjà fait promettre par Mme Bouchart « des exercices budgétaires très difficiles ».
Surtout quand on sait que ce projet n’est toujours pas financé tant sur les 60 millions d’€uros d’investissement à engager (c’est ce qui est annoncé aujourd’hui, mais combien réellement au final) que sur les dépenses annuelles colossales de fonctionnement.
C’est grave, dangereux pour ne pas dire irresponsable dans la continuité de la gestion des travaux de Calais Nord dont le coût a explosé malgré l’abandon contraint d’un parking souterrain qui était pourtant la pierre angulaire du projet.
Cette décision va être prise un mois avant les élections municipales, un mois avant le choix des Calaisiens de la nouvelle majorité qui sera aux responsabilités communales et intercommunales.
Un mois ! Qu’on ne nous dise pas qu’il y a une urgence absolue, incontournable. C’est faux.
Le duo Bouchart Blet a tout pouvoir de repousser la décision irrémédiable après les élections : donc de laisser la décision aux Calaisiens qui se prononceront en mars prochain et à l’équipe municipale suivante, quelle qu’elle sera. Voire même de s’accorder un peu plus de temps pour penser, trouver comment financer et pérenniser ce projet sans avoir à créer encore un nouvel impôt communautaire et augmenter encore les impôts locaux comme depuis 6 ans.
Au contraire le duo Bouchart Blet se précipite pour imposer son projet et rendre impossible tout retour en arrière sous peine que « des pénalités seront à payer » dixit Mme Bouchart.
Mme Bouchart va même jusque déclarer dans la presse ne « pas devoir en débattre ».
Déni de démocratie, politique de la terre brûlée, aveuglement, dogmatisme, amateurisme, mépris du vote à venir des Calaisiens… ?
Est-ce enfin de nature à nous rassurer quand Mme Bouchart annonce fièrement sa nouvelle idée pour animer son somptueux Palais, « imaginons un goûter du CLSH l’été (centre de loisirs) » ?